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RAPDFEM Réseau d'Associations pour la Promotion des Droits de la Femme
Coopération allemande – GIZ Avec l'appui de la Coopération allemande / Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ)
Focus Projet · Gouvernance locale
PROPAIX 3Projet Propaix III — Paix et Développement

Impulser une gouvernance locale, inclusive et participative dans le Secteur de RUWENZORI

Dans l'Est de la République Démocratique du Congo, les défis liés à la restauration de l'autorité de l'État et à la cohésion sociale restent immenses. C'est dans ce contexte crucial que s'inscrit le « Projet d'appui à la gouvernance locale et inclusive des entités territoriales décentralisées du Secteur de Ruwenzori », mis en œuvre par le RAPDFEM dans le territoire de Beni (Nord-Kivu), avec l'appui de la GIZ. Aligné sur le Plan de Développement Local (PDL 2024-2028) du secteur, ce programme s'attaque directement aux failles institutionnelles et sécuritaires pour replacer le citoyen — et particulièrement les femmes — au cœur de l'action publique.

📍 Secteur de Ruwenzori · Territoire de Beni · Nord-Kivu 🧭 Aligné sur le PDL 2024-2028 🤝 RAPDFEM × GIZ / Coopération allemande
250
bénéficiaires directs renforcés dans leurs compétences
150
femmes formées, à raison de 30 femmes par groupement
100
hommes impliqués dans les dynamiques de gouvernance
267 930
bénéficiaires indirects touchés par l'amélioration des services
5
groupements couverts dans le secteur de Ruwenzori
1 · Contexte et justification

Une gouvernance à l'épreuve des crises

La RDC fait face à une situation sécuritaire volatile, exacerbée par la présence de groupes armés nationaux et étrangers. Ces derniers exploitent les tensions identitaires et foncières, multipliant les exactions — pillages, violations, massacres, enlèvements — et fragilisant le tissu social.

Depuis le début de l'année 2025, la dégradation humanitaire s'est accélérée dans le Nord-Kivu, notamment autour de Goma et des territoires sous influence du M23, tandis que le territoire de Beni subit le choc des attaques meurtrières des ADF.

Bien qu'une accalmie progressive s'observe à Ruwenzori grâce aux opérations conjointes FARDC-UPDF — permettant le retour timide des populations et la relance économique — les traumatismes restent profonds.

Face à ces blocages, les femmes et les groupes vulnérables restent sous-représentés. Leurs voix sont étouffées dans des espaces de décision restreints, face à des détenteurs de pouvoir qui manquent encore d'outils pour rendre des comptes.

Les goulets d'étranglement de l'administration locale

🏚️ Déficit d'infrastructures

Si le bureau central du Secteur de Ruwenzori est approprié, il manque cruellement d'équipements. Les services techniques déconcentrés et la quasi-totalité des groupements fonctionnent sans locaux ni outils de travail décents.

👥 Précarité du personnel

Sur 85 agents recensés, seuls 32 sont régulièrement payés par l'État. Le reste se partage entre 32 agents non payés et 40 « nouvelles unités » dépendant de la prime locale, grevée de lourds arriérés.

🏛️ Paralysie démocratique

En l'absence d'élections locales, seul l'exécutif (le Chef de Secteur nommé) est opérationnel. Le Conseil délibérant, pourtant prévu par la loi organique pour garantir une gestion démocratique sous la tutelle du Gouverneur, n'a jamais pu être installé.

🤝 Inaction des structures citoyennes

Le Comité Local de Paix et Développement (CLPD), les comités des groupements (CPDG) et les Cellules d'Animation Communautaire (CAC) existent, mais manquent de moyens financiers — aucune ligne budgétaire allouée par l'ETD —, souffrent d'un déficit de formation et peinent à installer leurs noyaux villageois.

2 · Cartographie des bénéficiaires

Un impact à grande échelle, centré sur les acteurs stratégiques

Le projet cible deux typologies d'acteurs : les structures et autorités de gouvernance locales des ETD, ainsi que les femmes, les groupes marginalisés et les organisations de la société civile qui les représentent.

250 personnes
Bénéficiaires directs renforcés dans leurs compétences, dont 150 femmes (30 femmes formées dans chacun des 5 groupements) et 100 hommes.
267 930 citoyens
Bénéficiaires indirects touchés par l'amélioration des services et de la transparence, dont 139 363 femmes et 128 586 hommes.
2 typologies
Les structures et autorités de gouvernance locales des ETD ; les femmes, groupes marginalisés et organisations de la société civile qui les représentent.
3 · Logique d'intervention

Objectifs et résultats du projet

L'intervention repose sur une articulation rigoureuse entre le renforcement des compétences locales et l'ouverture d'espaces de dialogue inclusifs.

Objectif global

Améliorer la participation et l'inclusion des groupes marginalisés dans le processus de développement local au sein de l'ETD du Secteur de Ruwenzori et de ses groupements.

1

Capacité technique et institutionnelle

Renforcer les compétences des animateurs et acteurs du Comité Local de Paix et de Développement (CLPD) du secteur ainsi que des Comités de Paix et Développement des Groupements (CPDG).

Impact : les structures citoyennes maîtrisent mieux leurs mandats pour piloter le développement à la base.
2

Redevabilité et confiance publique

Promouvoir le rapprochement entre les autorités étatiques de l'ETD, les femmes et les groupes minoritaires.

Impact : forums de redevabilité, mécanismes de transparence et budget participatif pour restaurer le lien de confiance entre dirigeants et administrés.
3

Planification et suivi local

Vulgariser le Plan de Développement Local (PDL) du secteur et accompagner techniquement son suivi-évaluation.

Impact : une meilleure appropriation citoyenne des priorités d'investissement de l'entité.
4

Plaidoyer et leadership inclusif

Mener des campagnes de plaidoyer et de sensibilisation pour le repérage des femmes et des personnes marginalisées dans les instances décisionnelles.

Impact : élargissement et sécurisation des espaces de négociation politique pour la société civile.
4 · Déploiement terrain

Au plus près des communautés du secteur de Ruwenzori

L'impact du projet se mesure par ses actions concrètes au plus près des communautés. Les activités et les efforts de restructuration se concentrent activement dans cinq groupements clés du secteur de Ruwenzori, là où les défis fonciers, sécuritaires et administratifs sont les plus pressants.

Participants réunis devant le bureau administratif du Secteur de Ruwenzori, territoire de Beni
Bureau administratif du Secteur de Ruwenzori (territoire de Beni, Nord-Kivu) — point d'ancrage institutionnel du projet.

Groupement de Bolema

Médiation foncière · Leadership féminin

Ciblé notamment pour résoudre les conflits de limites territoriales — comme les tensions foncières au niveau de Muntobo —, ce groupement bénéficie d'un accompagnement rapproché des acteurs locaux. Trente femmes y ont été formées en leadership et plaidoyer pour défendre leurs droits et influencer la gouvernance locale.

Femmes du groupement de Bolema devant le bureau administratif du Secteur de Ruwenzori lors de l'atelier de renforcement des capacités
5 · Le projet dans les médias

Nos réalisations vues par la presse

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Conclusion

Redonner vie à la décentralisation dans l'Est de la RDC

« Mobiliser la société civile pour qu'elle devienne une force de proposition redevable, et transformer les autorités locales en gestionnaires transparents : telles sont les clés pour redonner vie à la décentralisation dans l'Est de la RDC. »

En s'attaquant de front au manque d'outils techniques, aux faiblesses institutionnelles et à l'isolement des populations marginalisées, ce projet pose les jalons d'une stabilité durable dans le Secteur de Ruwenzori.